L’origine africaine de la Nativité et de la fête de Noël

Les thèmes de la Naissance du Fils de Dieu qu’on retrouve dans le Christianisme, sont des  thèmes dont l’origine se situe en Afrique, dans la vallée du Nil. Ils prennent leurs racines dans la légende du personnage divin Isis et de son enfant Horus, lui-même équivalent divin du Pharaon. 

Le pharaon était donc l’enfant divin, le fils de Dieu, l’enfant choisi à travers sa mère, et envoyé par Dieu pour guider le peuple en tant que roi.

Aïssata (Isis) et Horo (Horus) ou la reine mère et l’enfant divin (c’est à dire l’enfant roi ou encore le pharaon), par excellence.

Ainsi la filiation spirituelle et divine du roi était relatée sur les murs et les fresques de l’époque pharaonique. Et les étapes de la naissance divine les voici retranscrites dans ces dessins du temps de la pharaon Hatchepsout, la femme la plus influente de l’antiquité, la femme noire qui a eu le plus de pouvoir dans l’histoire humaine  :

Le Créateur (Imana/Amon/Amen) prend conscience et connaissance de la  future femme qu’il a choisie pour enfanter l’enfant divin, le futur roi. Il prend connaissance de la future reine mère, la reine mère étant l’incarnation d’Aïssata (Isis). Dans la tradition Aïssata est la vierge mère qui a enfanté Horo (Horus), l’enfant divin qui doit prendre le pouvoir. Cela est figuré ici par cette scène où on voit Imana (Dieu) avec la double-plume tenant la main de Djehouty (Thot), qui est une de ses formes, et qui incarne la science et la connaissance divine.
Imana assis en face de celle qui doit tomber enceinte (ici la reine Yahmessou, mère d’Hatchepsout), s’unit spirituellement à elle et insuffle la vie du nouvel enfant divin dans son sein, pour que naisse le nouveau roi. La femme est donc fécondée par l’intervention divine. C’est l’immaculée conception.
Imana va mobiliser ses énergies créatrices pour façonner l’enfant dans le sein de sa mère.
Le Créateur – ici sous sa forme totémique du bélier et à travers ses principes masculin et féminin – modèle l’enfant physiquement et spirituellement  dans le sein de sa mère. Les entités physiques et spirituelles de l’enfant  sont symbolisées par cette forme humaine double et identique sur laquelle le Créateur agit. Le bélier modèle donc son fils l’agneau. Voilà pourquoi le pharaon est l’agneau de Dieu.
Le Créateur, envoie une de ses manifestations (ici Djehouty), pour annoncer à la femme en question qu’elle a été choisie par Lui pour enfanter le fils de Dieu, l’enfant divin (c’est à dire le pharaon).
La future mère du futur roi est visitée et conduite sur le lieu de l’accouchement.
La reine mère au centre ici de l’image donne naissance à l’enfant divin, l’enfant roi.
L’enfant est présenté spirituellement au Créateur, qui le bénit.
L’enfant roi est aussi présenté physiquement et spirituellement aux ancêtres, il subit des cérémonies, etc…

Voilà la trame complète de la naissance divine du fils de Dieu, du pharaon, dans la civilisation pharaonique. 

Imana sous sa forme masculine, gravure en 3 dimensions, Temple d’Hatchepsout
Buste de la Pharaon Hatchepsout

Certaines de ces scènes se retrouvent dans les étapes de la naissance de l’enfant divin du christianisme. Voici ces scènes:

Scène 1: comme Djehouty (Thot) qui annonce à la future reine mère qu’elle a été choisie par Dieu pour enfanter le divin enfant (le pharaon), ainsi l’ange Gabriel (sur l’image en couleurs) annonce aussi à Marie qu’elle a été choisie par Dieu pour enfanter le futur enfant divin du christianisme . Le Christianisme appelle cela l’annonciation.
Scène 2: la reine mère est visitée et conduite sur le lieu de l’accouchement. Marie et Élisabeth se rencontrent lors d’une visite (image en couleur). Ceci est appelée la visitation dans le Christianisme.
Scène 3: la reine mère donne naissance à l’enfant royal, l’enfant divin, le fils de Dieu (le pharaon). Marie dans le christianisme  aussi fait la même chose puisqu’elle donne naissance à  l’enfant divin , le fils de Dieu du christianisme. Ceci est appelé la nativité dans le Christianisme.
Scène 4: l’enfant roi (le futur pharaon) est présenté aux ancêtres et subit des cérémonies. De la même manière l’enfant divin dans le christianisme est présenté par ses parents à  des anciens du temple et subit des cérémonies. Ceci s’appelle la présentation au temple dans le Christianisme.

Comme on peut le voir, le Christianisme s’est inspiré de ces scènes de l’époque pharaonique pour tracer l’histoire de la naissance de son fils de Dieu. Un autre complément d’information sur la source originelle  de cette naissance divine vient du livre Nations Nègres et Culture de Cheikh Anta Diop, où il nous dit à la page 145 que:

«Plutarque dans Isis et Osiris relate que ce dernier dieu est né le premier des cinq jours épagomènes, comme l’écrit Moret, c’est-à-dire le 361eme jour de l’année, ce qui correspond compte tenu de la réforme du calendrier au 26 décembre. Le pape Jules Ier (4ème Siècle) a fixé la naissance du Christ au 25 décembre ; mais nous savons que le Christ n’a pas eu d’Etat-Civil et que personne ne connait sa date de naissance. Qu’est ce qui a pu inspirer le pape Jules Ier pour le choix de cette date qui est à un jour près de celle de la naissance d’Osiris si ce n’est la tradition égyptienne perpétuée par le calendrier romain ?

Cela devient manifeste lorsqu’on associe à la naissance du Christ l’idée d’un arbre : tout ceci serait éminemment arbitraire si l’on ne savait pas qu’Osiris était aussi le dieu de la végétation : on le peignait même quelque fois en vert à l’image de cette végétation dont il symbolisait la renaissance. Son symbole est un arbre aux branches coupées, qu’on dressait pour annoncer la résurrection de la vie végétale. Il y avait donc là un rite agraire très marqué caractérisant une société sédentaire.

Ce symbole végétal d’Osiris s’appelait Djed en égyptien ; en wolof on a

 Djed : debout, dressé, planté droit…

Djed-Djed-aral : Bien debout (intensification de Djed)

Djan : vertical

Djen : un pieu

Telle serait donc l’origine lointaine de l’arbre de noël et l’on voit une fois de plus, en remontant le cours du temps, que plus d’un trait de la civilisation occidentale dont on a oublié l’origine, ne perd son caractère injustifiable que si on le rattache à sa souche négro-égyptienne.»

Ousiré (Osiris), fils d’Imana (Dieu), gardien de la végétation. Il était donc quelquefois représenté en vert. Ousiré ici symbolise la renaissance de la vie végétale. Lorsqu’il est en vert, il est appelé encore Osiris Végétant. C’est cet Osiris végétant qui est à l’origine de l’arbre de Noël. Ousiré était célébré une fois par an pour annoncer le retour de la végétation avec l’inondation causée par le Nil. A cette occasion, on dressait donc un arbre.

Epiphane et Plutarque rapportent ensuite pendant l’occupation romaine de l’Egypte, une célébration d’Osiris le 25 Décembre, c’est-à-dire au cours du solstice d’hiver (Hommages à Maarten J. Vermaseren, Volume 2, page 705).   

La fête de Noël et la plupart des thèmes qui sont associés (fils de Dieu, 25 Décembre, arbre de Noël, etc), sont des éléments que le christianisme a plagié et déformé à partir des traditions osiriennes des Africains de la vallée du Nil.

Aïssata Mari-Amen (Isis aimée de Dieu), devenue Marie par récupération du culte égyptien par les Romains.
Nous avons expliqué ces faits historiques ici.

Hotep ! 

Par : Lisapo ya Kama © (Tous droits réservés. Toute reproduction du texte de cet article est interdite sans l’autorisation de Lisapo ya Kama)

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